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Véronique Decker: sur la refondation de l'école et sur les cp à 12 élèves

Posté : lun. juin 05, 2017 5:16 pm
par Comorane
Bonjour,

Je ne connaissais pas Véronique Decker.
Je l'ai entendue à 2 reprises sur des podcasts de France Culture à l'émission Rue des Ecoles.
Je le trouve passionnante!
Voici les liens:
https://www.franceculture.fr/emissions/ ... du-terrain
à partir de la 14e minute

et

https://www.franceculture.fr/emissions/ ... l-possible
Toute l'émission est passionnante mais Véronique Decker parle à partir de la 42e minute

Bonne écoute!

Re: Véronique Decker: sur la refondation de l'école et sur les cp à 12 élèves

Posté : mar. juin 06, 2017 10:20 am
par ludovic
J'avais découvert Véronique Decker suite à un article paru sur lewebpedagogique.

Elle est directrice d'une école primaire à Bobigny et a 58 ans. Dans son livre intitulé "Trop Classe", elle raconte des souvenirs piochés dans ses 31 ans de carrière en banlieue.
Ce qui est admirable, c'est qu'elle dénonce de manière ironique les politiques locales, les non-dits, l'état des bâtiments, etc. C'est une subtile dénonciation totalement pacifique de l'état actuel des choses, au-delà des propos politiquement corrects voire idéalistes de certains.
Sans aucune véhémence, elle fait part de l'amour de son travail dans des zones qui n'attirent pourtant pas grande monde; Mais attaquer ce défi, se sentir d'autant plus utile que le public en éprouve un énorme besoin constitue toute la philosophie de cette enseignante.

Lisez son livre, il est vraiment intéressant :
Trop classe!, de Véronique Decker. Libertalia, 128 pp., 10 euros. - ISBN : 978-2-918059-80-6

Résumé de l'éditeur :
Enseigner dans le 9-3
De Zébulon à Zyed et Bouna, sans oublier Albertine et Mélisa, N’Gwouhouno ou Yvette… du syndicat à la pédagogie de la « gaufre », des Roms à la maman sur le toit, Véronique Decker, enseignante et directrice d’école Freinet à Bobigny (Seine-Saint-Denis), éclaire par petites touches le quotidien d’une école de « banlieue ».
Au fil de ses billets, il est question de pédagogie, de luttes syndicales, de travail en équipe, mais surtout des élèves, des familles, des petits riens, des grandes solidarités qui font de la pédagogie un sport de combat… social.
Loin du déclinisme d’« intellectuels » pérorant sur l’école, des ségrégations institutionnelles ou du libéralisme et de sa fabrique de l’impuissance, c’est une autre école, en rires, en partages, en colères, en luttes qui se dessine, avec « des craies de toutes les couleurs, sur le tableau noir du malheur… » De l’autre côté du périph. Trop classe !